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Interview du photographe Daniel Blom.

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On peut voir les photos de Daniel Blom dans les médias consacrés au snowboard et dans les affiches publicitaires de plusieurs sociétés. Il a un travail de rêve, mais il n'hésite pas à donner des conseils et répondre aux questions.

-Ton arme?

-Hasselblad chargé à plein de pellicule Fuji.

-A ton avis, le moment décisif?

-C'est un lieu où tu peux travailler avec la lumière et les angles, mais tu photographie simplement.

-L'accessoire le plus utilisé?

-La courroie de la caméra.

-L'accessoire le moins utile?

-Un poste de commande à distance que j'ai acheté mais utilisé une seule fois.

-La photo la plus dure?

-Un flash fort à la sortie et une photo d'un angle de côté. Tout le monde y arrive, il ne faut pas ignorer ces photos.

-Y a-t-il quelque chose qui manque à la photographie dédiée au snowboard?

-Je ne pense pas, plusieurs photographes prennent des images magnifiques. Il me semble, qu'avec le digital la photographie est devenue moins intéressante.

-Ta première photo?

-Je ne m'en souviens pas, mais la première photo de snowboard a été faite pendant les compétitions Tab-Xtra en Suède il y a 12 ans. J'ai pris des photos avec l'appareil de ma mère, ce n'était pas très bien.

-Quels mots tu prononces le plus souvent pendant le shooting?

-"Cela aurait marché si l'atterrissage avait été plus rapide".

-Quand as-tu le sentiment que la photo est une compétition?

-Quand plusieurs photographes se retrouvent au même endroit avec un nombre d'angle limité.

-Quels sont les photographes que tu admires?

-Jens Andersson et Vincent Scotland.

-T'est-il déjà arrivé de revenir d'une session photos les mains vides?

-Très souvent, par exemple, quand on n'a pas réussi le tremplin. Mais chaque fois quand quelqu'un prend le départ, je sais qu'il y aura au minimum une bonne image.

-Y a-t-il des traumas de photographes et en as-tu eu?

-Je n'ai pas eu de problèmes particuliers mais si on demande à Pierre Wikberg ou Scott Sullivan - l'hiver passé l'un s'est endommagé le dos, l'autre - le cou.

-As-tu subi un danger mortel lors d'un shooting?

-Tout dépend de l'attitude, mais certes il y a des lieux plus sécurisés que le camp d'Alaska.

-Qu'as-tu manqué à l'ère de la photographie non-digitale?

-Rien, je prends toujours des photos sur pellicule.

-As-tu la notion "photo-écuyer" et as-tu ton propre écuyer?

-Si on a un assistant, c'est cool, on peut faire beaucoup plus. J'ai un très bon assistant, mon ami Markus.

-Quelles connaissances sont les plus importantes dans cette industrie et pourquoi?

-Les Riders. Sans eux on n'aurait rien à vendre, même si c'est ton frère qui a fondé BigBuckCorp.

-Quel est le poids maximal de l'équipement photo que tu peux porter sur la neige?

-Les soldats marchent avec des sacs à dos de 50 kg, alors je ne sais pas pour moi... Le kit le plus lourd que je me rappelle - 35 kg. Mais on m'aide d'habitude.

-Combien as-tu dépensé pour l'équipement photo dans toute ta carrière?

-A peu près 20,000 euros.

-Tu gagnes moins, plus ou ce que tu attendais gagner?

-Quand j'ai commencé, je n'avais pas d'idée précise de ce que je gagnerais. Au fait, j'ai attendu une somme mais j'ai oublié l'impôt suédois de 58%.

-La photographie sportive: quel pourcentage de travail mental et de travail physique?

-90% - pour le travail mental, 10% - pour le physique.

-Un conseil de toi aux photographes débutants que personne ne peut donner?

-Prend des photos sur pellicule car tu auras plus d'espace pour la création.